Juliette Huot date of birth:

January 9, 1912

How old was Juliette Huot when died?

89

Where was Juliette Huot born?

Tétraulville, Québec, Canada

When did Juliette Huot die?

March 16, 2001

Why did Juliette Huot die?

Cancer

Juliette Huot body shape:

Average

What color are Juliette Huot's eyes?

Brown - Light

What color is Juliette Huot's hair?

Dyed Red

What is Juliette Huot's ethnicity?

White

What is Juliette Huot nationality?

Canadian

What is Juliette Huot's occupation?

Actress

Juliette Huot claim to fame:

Symphorien

Juliette Huot commercials and brand endorsements:

Dominion

Who is Juliette Huot's father?

Aldéric Huot

Who is Juliette Huot's mother?

Rose-de-Lima Bélanger

Short Biography

1912 Naissance à Tétreaultville, Montréal, le 9 janvier. Son père : Aldéric Huot. Sa mère : Rose-de-Lima Bélanger. Elle est issue d’une famille de 7 enfants. 1926 À 14 ans, constatant que ses parents arrivaient difficilement à faire vivre la famille, elle se trouve un emploi à l’imprimerie Wilson de Montréal. Elle y pose des agrafes sur des boîtes de carton. 1927 Un drame survient dans sa famille. Son frère Achille meurt noyé à l’âge de 17 ans. Années 20 Incitée par sa sœur aînée, elle devient figurante pour des pièces de théâtre amateur dans la paroisse Ste-Claire de Tétreaultville. Un jour, alors que l’actrice principale doit abandonner son rôle, on lui demande de la remplacer. Ayant déjà la piqûre du théâtre, elle accepte et devient ainsi officiellement membre de la troupe amateure Les Compagnons du Masque. Années 30 Elle s’adjoint à la troupe La Renaissance, fondée par la comédienne Liliane Dorsen. Elle joue avec elle quelques pièces. 1935 Pour parfaire son jeu, elle étudie à la nouvelle école de théâtre fondée par la comédienne Jeanne Maubourg. Sous la direction de Jean Desprez, elle joue dans la pièce musicale « L’Arlésienne », sur un texte d’Alphonse Daudet et une musique de Georges Bizet. 1937 Elle joue dans la première pièce de théâtre écrite par Jean Desprez, « Le dernier miracle du Frère André », l’année même où le célèbre thaumaturge de l’Oratoire St-Joseph meurt. Elle y joue aux côtés d’Émile Bouffard, Jacques Auger, Jean-Paul Kingsley, Jean Desprez, Liliane Dorsen et Rose Rey-Duzil. La pièce obtient un tel succès à Montréal qu’on organise une tournée de cinq mois à travers la province. Pour pouvoir participer à la tournée, Juliette doit abandonner le travail qu’elle détient à l’imprimerie depuis plus de 10 ans déjà. 1937-1938 Elle fait ses débuts à la radio en se joignant à l’équipe du radio-roman « Le curé de village » écrit par Robert Choquette et diffusé à CKAC depuis déjà deux ans. Elle y côtoie les grands noms de l’époque comme Ovila Légaré, Guy Mauffette, Marcelle Lefort, Albert Cloutier et Gratien Gélinas. Années 30 Elle participe à une émission hebdomadaire de CBF, un magazine animé par Michelle Tisseye, Thérèse Casgrain et Louise Simard et destiné à donner des conseils pratiques aux femmes. On demande à Juliette Huot d’y présenter une recette culinaire. Elle ajoute une autre corde à son arc. 1939-1946 Gratien Gélinas l’engage pour participer à ses « Fridolinades », une revue qu’il présente chaque année. Elle y sera en vedette jusqu’à la fin de l’aventure en compagnie de Fred Barry, Amanda Alarie, Olivette Thibault, Clément Latour et Juliette Béliveau. Années 40 Durant les années de la guerre, elle fait la tournée des troupes de soldats en attente de partir pour le front. En compagnie de Marcel Gamache, Juliette Béliveau, Denis Drouin et plusieurs autres, elle présente à nos militaires des sketches humoristiques. 1940 Elle s’installe dans un logement situé au 1184 rue Mackay. Situé tout près des principales stations radiophoniques, l’endroit devient le rendez-vous de la plupart des comédiens et artistes montréalais pour des soupers et des soirées mémorables. Juliette Huot se forge alors la réputation d’une hôtesse exceptionnelle. Elle conserve cette habitude une grande partie de sa vie. 1940-1948 Elle siège au Conseil de l’Union des Artistes. 1942 Elle tourne pour la première fois au cinéma en jouant sous la direction de Gratien Gélinas dans « La dame aux camélias, la vraie », un film-parodie. 1943 Elle s’implique au sein de l’Union des Artistes où elle travaille à mettre sur pied une fondation qui viendrait en aide aux artistes malades et dans le besoin. 1946 Elle joue dans une série radiophonique présentée mensuellement. « Je me souviens » est écrite par Félix Leclerc. 1946 Aidée par le président de l’Union des Artistes Gérard Delage, elle arrive à mettre sur pied le programme d’aide aux artistes dans le besoin. Mais avant que le fonds ne puisse commencer à fonctionner, elle apprend qu’un ami comédien, Léon-Noël de Tilly âgé de 33 ans, est atteint d’un cancer. Pour lui venir en aide, elle participe à monter un spectacle spécial pour amasser des fonds qui serviront à lui venir en aide. 1948 C’est une année marquante au théâtre pour Juliette Huot. D’abord, elle fait partie de la création de la pièce « Le p’tit bonheur » de Félix Leclerc. Plus tard au cours de l’année, elle participe à une pièce qui marque la dramaturgie québécoise, « Tit-coq ». Créée par Gratien Gélinas à partir d’un sketch des « Fridolinades », « Tit-coq » raconte l’histoire d’amour d’un soldat qui perd sa fiancée après un séjour à la guerre. Elle y joue aux côtés de Gratien Gélinas, Muriel Guilbault, Fred Barry, Juliette Béliveau et quelques autres. 1949 On peut la voir au cinéma dans le film « Le curé de village », inspiré de la série radiophonique de Robert Choquette. 1949 En compagnie de Juliette Béliveau, elle met au point un numéro de cabaret présenté au Faisan Doré. Ce numéro intitulé « Les deux jumelles » obtient un tel succès qu’elles seront invitées à le jouer également au Café de l’Est. 1950 Elle quitte son logement de la rue Mackay pour s’installer à Longueuil avec sa sœur Carmen. 1951 Elle dirige deux revues de Jean Rafa portant sur les années folles : « La belle époque » et « Hier, aujourd’hui ». On y retrouve des artistes comme Pierre Roche, Lucille Dumont, Robert L’Herbier, Muriel Millard, Marcel Gamache, Jean-Pierre Masson, Juliette Huot et plusieurs autres. 1951 Nouvelle expérience au cinéma, on peut la voir dans « Le rossignol et les cloches ». 1952 Elle joue dans une opérette de Lionel Daunais, « Les mousquetaires au couvent » où elle côtoie Yoland Guérard, Pierre Dufresne, Paul Berval, Olivette Thibault et Yolande Dulude. 1952 Dès les débuts de la télévision, on peut la voir apparaître dans des pet*ts rôles pour différentes séries et émissions. 1952-1959 Pendant 7 ans, elle tient le rôle de la mère dans le radio-roman « Je vous ai tant aimés » de Jovette Bernier. Elle reprend ce rôle lorsque la série est adaptée pour la télévision de Radio-Canada. 1957 Elle participe à une page d’histoire de la télévision québécoise en participant au téléthéâtre « Un simple soldat » de Marcel Dubé. C’est la première fois que Radio-Canada présente en direct un téléthéâtre créé par un auteur québécois. Elle reprend son rôle de Bertha lorsque la pièce est montée par la suite à la Comédie Canadienne. 1959 Elle fait partie de la distribution de la nouvelle pièce de Gratien Gélinas, « Bousille et les justes ». Elle y joue aux côtés de Jean Duceppe, Yves Létourneau, Béatrice Picard et le jeune Gilles Latulippe qui y fait ses débuts. 1961 Elle est invitée à participer à un sketch avec Marcel Gamache lors du gala d’ouverture de Télé-Métropole, le 19 février 1961. 1962 C’est en lisant un entrefilet dans le journal qu’elle apprend que l’organisme Les Pet*ts Frères des Pauvres est à la recherche de bénévoles. Elle répond à la demande et s’implique à tous les niveaux de l’organisme. Jusqu’à son décès, elle restera porte-parole de ce groupe qui vient en aide aux personnes âgées seules et démunies. 1965-1970 Elle participe à l’un des plus grands succès de Télé-Métropole durant cette décennie, la comédie « Cré Basile » écrite par Marcel Gamache. Elle y tient le rôle de la belle-mère de Basile, joué par Olivier Guimond. Autour d’eux, on retrouve Béatrice Picard, Denis Drouin et Amulette Garneau. 1967 Dans le cadre d’Expo 67, elle participe à une revue dirigée par Muriel Millard. 1968 Muriel Millard monte une nouvelle revue à la Comédie Canadienne, « Terre des femmes ». On y retrouve un numéro comique mettant en vedette les trois Juliette : Juliette Béliveau, Juliette Pétrie et Juliette Huot. 1968 L’auteur Michel Tremblay lui présente une pièce qu’il vient tout juste d’écrire en pensant à elle : « Les belles-sœurs ». Il lui offre le rôle principal, celui de Germaine Lauzon. Malheureusement, elle doit refuser à cause d’un conflit d’horaire. Le rôle est confié à Denise Proulx et la pièce est passée à l’histoire et a connu l’énorme succès que l’on connaît. 1968-1971 Elle a collabore à l’émission de variétés « Le 5 à 6 » animé par Gilles Latulippe et Fernand Gignac. Chaque semaine, elle y présente une recette. Les recettes à « Juju » obtiennent un énorme succès, ce qui l’amène à publier des livres de recettes. De plus, toujours associée à la nourriture, elle devient la représentante officielle dans les publicités des supermarchés Dominion. 1969 Pour une troisième fois, elle participe à une revue de Muriel Millard, « Frissons ». Cette fois, elle y partage la scène avec Olivier Guimond. Avec lui, elle reprend l’un de ses classiques, « Trois heures du matin », un numéro qui obtient encore beaucoup de succès. 1969 Sa popularité atteint un sommet alors qu’elle reçoit le titre de Miss Radio-Télévision, décernée à l’artiste la plus populaire à la suite d’un vote du public. Cette année-là, Gilles Latulippe se mérite les mêmes honneurs du côté des hommes. 1970-1977 Elle joue dans un autre classique de Télé-Métropole, « Symphorien », une autre comédie de Marcel Gamache. Elle y tient l’un des rôles principaux, celui de Madame Sylvain, aux côtés de Gilles Latulippe, Fernand Gignac, Janine Sutto, Jean-Louis Millette, Janine Mignolet et plusieurs autres. 1973 Même si elle a dû refuser de faire partie de la création en 1968, Juliette Huot se reprend en jouant le rôle de Germaine Lauzon dans la pièce « Les belles-sœurs » lors d’une tournée à Paris. 1976-1979 Janette Bertrand lui écris un rôle sur mesure dans son téléroman « Grand-papa ». Elle y tient le rôle de Sœur Angèle, une religieuse discrète qui tombe amoureuse d’un veuf joué par Jean Lajeunesse. 1981 Elle connaît sa plus belle expérience au cinéma alors que Gilles Carle lui offre de reprendre le rôle de Maman Plouffe dans le film « Les Plouffe ». Autour d’elle, on retrouve Émile Genest, Gabriel Arcand, Pierre Curzi et Denise Filiatrault. 1982-1987 Les rôles de mère lui collent de plus en plus à la peau. Elle en joue une autre dans la comédie de Guy Fournier « Peau de banane » où on la retrouve en compagnie de Louise Deschâtelets, Yves Corbeil, Marie-Soleil Tougas et Sébastien Tougas. 1983 Au théâtre, elle joue une pièce solo écrite par Janette Bertrand et mise en scène par Janine Sutto : « Dis-moi-le si j’dérange ». Seule en scène, elle donne vie au personnage de Simone, rongée par la solitude et qui n’arrive pas à trouver un peu d’écoute dans son entourage. 1988 Les Pet*ts Frères des Pauvres inaugurent à Oka la Maison Juliette-Huot, une maison de répit à la campagne. Son nom est donc donné à cette maison en guise de reconnaissance pour son implication continuelle pendant autant d’années. 1988 Elle est décorée du titre de Chevalier de l’Ordre National du Québec. 1990 Elle tient le rôle principal d’un court-métrage de Bernard Émond, « La manière des blancs », qui raconte la relation entre un jeune amérindien et une dame âgée blanche. 1990-1992 Un autre rôle de mère marque sa carrière alors qu’elle joue dans le téléroman « Jamais deux sans toi » de Guy Fournier. Elle est Marie-Ange Duval, la mère de Rémi Duval joué par Jean Besré. 1992-1994 Elle joue Délicia, la servante du chanoine Caron dans le téléroman « Montréal P.Q. » de Victor-Lévy Beaulieu, aux côtés de Jean-Louis Millette, David LaHaye et Yvan Canuel. 1995 Elle reprend pour une dernière fois son rôle de Marie-Ange Duval dans « Les héritiers Duval ». Atteinte d’une tumeur cancéreuse au cerveau, son personnage songe à recourir à l’euthanasie, un sujet délicat pour l’époque, abordé par l’auteur Guy Fournier. 1996 Elle tient son dernier rôle à la télévision dans une dramatique de la série « Avec un grand A ». Dans « L’enfer de l’âge d’or », on traite du problème de la violence dans les résidences pour personnes âgées. À 84 ans, elle tient le rôle d’une pensionnaire aphasique et à mobilité réduite. 1998 Un hommage est rendu à Juliette Huot pour ses 35 ans d’implication auprès des Pet*ts Frères des Pauvres. Le nouveau porte-parole du groupe, le comédien Jean Besré, fait partie de ceux qui l’honore. 1998 Avec l’aide de Pierre Day, elle raconte sa vie dans une biographie intitulée « Juliette Huot : À la surface de ma mémoire ». 2001 Le 16 mars, un cancer l’emporte à l’âge de 89 ans. Elle meurt ainsi 48 heures après son camarade de travail Jean Besré, causant ainsi toute une commotion dans le milieu artistique, mais aussi chez les Pet*ts Frères des Pauvres dont ils étaient tous les deux les porte-paroles.